Musée du Malgré-Tout
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Il n'y a pas d'âge(s) pour se faire beau

La parure de Cro-Magnon à Clovis

Expo Parures

Depuis l'Homme de Néandertal, les objets de parure sont omniprésents dans toutes les régions habitées par l'Homme et à toutes les époques. De tout temps, le rôle de la parure ne se limite pas à l'ornementation ou à l'esthétique, elle témoigne aussi souvent de l'appartenance à un groupe ou à une classe d'âge, d'une position dans la hiérarchie sociale, d'un statut particulier (fille nubile ou femme mariée, militaire, religieux...) et peut également avoir des valeurs apotropaïques ou encore de trophées. Dans certaines régions, telle la Polynésie, certaines parures ne sont pas destinées à être portées et servent exclusivement lors d'échanges, comme une invitation à faire circuler les personnes.

L'archéologie nous a livré en quantité pendeloques, perles, bracelets, bagues... Si certains de ces éléments nous sont très familiers, parce que très semblables aux parures d'aujourd'hui, d'autres n'ont pu être correctement interprétés que grâce aux découvertes funéraires. La fouille des tombes nous renseigne ainsi sur la disposition des bijoux sur le corps. L'ethnographie, quant à elle, nous suggère nombre d'hypothèses sur les diverses significations et fonctions des parures.

Le sujet étant particulièrement vaste, l'exposition s'est volontairement limitée à l'Europe occidentale, des débuts du Paléolithique supérieur jusqu'à la période mérovingienne. On passe ainsi progressivement des parures en os, ivoire et coquillages aux bijoux en pierre, puis en métal et en verre ornés ou non de pierres précieuses ou semi-précieuses, ou encore émaillées. La variété des matériaux ne le cède en rien aux techniques mises en œuvre de plus en plus élaborées, surtout dans le traitement du métal, des émaux et dans la taille des gemmes.